Athlétisme | perche « Marion Fiack n’a peur de rien »

Publié le 2 Février 2012

 

La perchiste de Thionville a bondi, dimanche, à 4,40 m. Philippe d’Encausse, l’entraîneur de Marion Fiack, la voit Marion Fiack.


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Photo RL

Philippe D’Encausse, fils d’Hervé, une dynastie de perchistes français de haut niveau. L’ex-champion (5,75 m) préside, aujourd’hui, à Clermont-Ferrand, aux destinées de la perchiste lorraine Marion Fiack. Et le moins qu’on puisse dire, c’est qu’il croit en elle.

 

Dimanche, son concours n’a pas été de tout repos ?

« C’est la discipline qui veut ça. Elle attaque à 4 mètres se fait chahuter à 4,15 qu’elle franchit à sa troisième tentative, et puis, elle maîtrise les hauteurs suivantes à 4,30 et 4,40. Ensuite, elle a eu le mérite d’attaquer à trois reprises les 4,53 et de faire trois vrais sauts, même si elle part de travers à son premier essai. »

 

• Marion est aujourd’hui la deuxième perchiste française au bilan, comment expliquez-vous cette progression fulgurante vu son jeune âge (19 ans) ?

« C’est une athlète qui a été bien formée en pratiquant avec les épreuves combinées toutes les disciplines de l’athlétisme. Une perchiste qui se découvre et à qui on a donné de bonnes bases. Et puis surtout, c’est quelqu’un qui ne tremble pas, qui n’a peur de rien, ce qui est assez rare avec les jeunes filles. En outre, Marion comprend vite, comprend tout et se corrige bien. Je la connaissais avant qu’elle arrive en Auvergne grâce aux stages avec l’équipe de France. Sa saison en dents de scie (4,36 en décembre, 4,10, 4,03, 4,14 après et aujourd’hui 4,40), s’explique par des problèmes d’accoutumance au matériel. Il faut savoir passer de perches souples à des perches dures et ce sont des choix à effectuer. Sur le plan technique, elle a, bien sûr, des progrès à faire. Sur le piqué, par exemple, qui est irrégulier, mais dans l’ensemble, elle saute très proprement et c’est encourageant pour la suite. Après, comme tout le monde, elle a besoin de fraîcheur pour aller haut. »

 

• Maintenant, comment voyez-vous la suite de sa saison et évaluez-vous sa marge de progression ?

« Je suis très confiant pour la suite. Je n’imagine même pas qu’elle ne sera pas à 4,50 m, prochainement. Si ce n’était pas le cas, nous serions déçus. En fait, on aimerait bien qu’elle aille aux championnats du monde indoor à Istanbul, cet hiver. On vise donc le court terme. On va enchaîner les compétitions, Clermont le 11 février, ensuite Nevers pour la finale du Perche Elite Tour, le 18. Tout est envisageable pour elle. Mais attention, derrière Vanessa Boslak, il y a de la concurrence avec deux autres Marion, Marion Lotout et Marion Buisson, qui ont déjà franchi 4,50 mètres par le passé. Elle a l’avantage d’être la plus jeune. On va la retrouver avec l’équipe de France si elle confirme. Après, pour Londres et Helsinki, les Jeux et les championnats d’Europe, nous verrons. Moi, j’y crois. »

 

Article R.L --> A. Z.

Rédigé par Tatiana

Publié dans #Presse

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